Haïti: un mois après le séisme, la lente reconstruction dans le Sud

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De très nombreuses écoles ont été ravagées par le séisme qui a frappé le sud-ouest d'Haïti, le 14 août 2021. (Image d'illustration)
De très nombreuses écoles ont été ravagées par le séisme qui a frappé le sud-ouest d'Haïti, le 14 août 2021. (Image d'illustration) © Stefanie Schüler/RFI

Il y a un mois jour pour jour, le sud du pays était frappé par un séisme meurtrier de magnitude 7,2. Un mois après, la reconstruction s’organise, des milliers de familles dépendent toujours de l’aide humanitaire.

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2 200 morts, 13 000 blessés et des dizaines de milliers de sinistrés. Le tremblement de terre du 14 août 2021 a fait de lourds dégâts humains et matériels, rappelant le cauchemar du séisme du 12 janvier 2010. Aujourd’hui, l’aide aux Haïtiens sinistrés est venue d’abord des Haïtiens eux-mêmes, dans le pays, mais aussi de la diaspora. Sur le terrain, les équipes de la protection civile continuent de distribuer de l’aide alimentaire, mais l’argent manque pour mener à bien cette mission. C’est ce que déplore Jerry Chandler, le directeur de la Protection civile, au micro d’Amélie Baron : « Les vrais coûts, pour nous, concernent les convois : payer les chauffeurs, louer des véhicules additionnels liés à la sécurité, pour nous accompagner ». D’après le dernier rapport du Centre d’opération d’urgence, 20 000 personnes survivent aujourd’hui dans des camps de fortune, alors que les autorités assurent qu’elles ne répèteront pas les erreurs de 2010.

 

Haïti : Ariel Henry signe un accord de gouvernance avec des organisations de l’opposition

Le Nouvelliste parle aujourd’hui d’une « petite bataille politique ». Le Premier ministre, par intérim, Ariel Henry propose un accord de sortie de crise qu’il tente de faire signer par un maximum d’acteurs politiques. L’accord comprend un gouvernement de consensus dirigé exclusivement par le Premier ministre, gouvernement à constituer dans les prochains jours avec les forces politiques signataires de l’accord, une autorité de contrôle est prévue également, mais aussi les principaux chantiers mis en place par Jovenel Moïse, à savoir notamment la réforme constitutionnelle. « Il y a encore du chemin à faire, Ariel Henry prévoit de rencontrer cette semaine la Commission de dialogue de la société civile. Le consensus est trop peu suffisant, même au niveau des alliés traditionnels du pouvoir », estime Gotson Pierre, rédacteur en chef de l’Agence haïtienne Alterpresse. « Ce qui se joue aujourd’hui se résume en deux mots : continuité et rupture. Une bonne partie de la société est fatiguée de la gouvernance désastreuse de ces dernières années. Cela se traduit par une violence inouïe des gangs. Le pays a besoin d’être pacifié et stabilisé », conclut-il.

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