Revue de presse internationale

À la Une: la dangereuse escalade des tensions entre Washington et Moscou

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Joe Biden, à la Maison Blanche le 15 avril 2021.
Joe Biden, à la Maison Blanche le 15 avril 2021. REUTERS - TOM BRENNER

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« La relation entre la Russie et les États-Unis traverse son pire moment », estime El Pais, le quotidien espagnol qui souligne que « les nouvelles sanctions américaines sont à ce point sévères » que Moscou promet déjà une riposte « inévitable ».

Expulsion de diplomates et sanctions financières, la presse américaine reconnaît elle aussi qu'il s'agit « des mesures les plus punitives prises à l'encontre de Moscou depuis des années », mais elles ne sont pas « les plus radicales que les États-Unis auraient pu imposer », souligne toutefois le Wall Street Journal. « Il existe certaines limites à la sévérité des sanctions », estime également le Washington Post qui rappelle que dans le même temps Joe Biden tend la main à Vladimir Poutine pour une rencontre au sommet afin d'engager la désescalade. Ces sanctions ne seraient donc qu'un premier « signal d'alerte », souligne le Post, pour montrer que Biden négocie « en position de force ». Reste que la Russie pourrait maintenant répondre « de manière encore plus agressive », s'inquiète la presse américaine, qui comme le New York Times, rappelle que Moscou a « massé ses troupes à la frontière avec l'Ukraine »,  laissant planer « les craintes d'une invasion ».

Une page d'histoire se tourne à Cuba avec la fin de l’ère Castro

« Raul Castro prend sa retraite », titre Le Soir, qui explique « qu'il abandonnera toutes ses fonctions officielles ce week-end, lors du 8ème congrès du Parti communiste cubain ». Et cela réjouit la presse américaine, qui salue « la fin de l'ère Castro », « 62 ans après qu'une bande de révolutionnaires ait mis Cuba sur la voie de la confrontation avec Washington, souligne ainsi le Washington Post, le dernier des frères Castro est sur le point de céder le pouvoir. »

« À 89 ans, Raul Castro passe la main au président Miguel Diaz-Canel, 60 ans », écrit de son côté El Espectador, le journal colombien qui révèle que même si « Raul Castro entend désormais s'occuper de ses petits-enfants et lire des livres »,  il restera le « décideur du pays », « tout devra être consulté avec lui, il aura toujours le dernier mot », estime El Espectador. Alors que le pays est ravagé par la crise économique, aggravée par les sanctions imposées durant le mandat de Trump, la tâche s'annonce compliquée pour Diaz-Canel, souligne le Washington Post qui estime néanmoins que le président cubain « pourrait accélérer les réformes économiques », comme il l'a fait en février dernier avec « l'expansion des entreprises privées autorisées sur l'île ».

L'incertitude grandit sur la tenue des JO de Tokyo

Incertitude relancée ce jeudi par les déclarations du numéro 2 du parti au pouvoir au Japon, Toshihiro Nikai qui a jeté un véritable pavé dans la mare olympique en admettant que « les Jeux ne devraient pas avoir lieu à tout prix », et que « leur annulation restait une option ». Et cela fait réagir les éditorialistes de la presse internationale. « Qu'est-ce qui se passe au Japon ? » s'interroge ainsi La Repubblica pour qui la gestion de ces JO devient « un véritable mystère, entre stratégies politico-sportives et sondages quotidiens contre la tenue des Jeux ».

« C'est la 4e vague, au lieu des 5 anneaux » olympiques, ironise de son côté le Suddeutsche Zeitung, qui souligne que la 4e vague de la pandémie pourrait balayer les Jeux et que ces déclarations signifient clairement « que l'élite politique de Tokyo envisage désormais la possibilité que les jeux soient annulés », non pas tant parce que les Japonais n'en veulent pas mais parce que « il n'y aucun signe que la gestion de la pandémie au Japon ne réduise les risques à temps ».

Le Royaume-Uni se prépare à faire ses derniers adieux au prince Philip

La préparation des funérailles fait bien sûr la Une de l'ensemble de la presse britannique, qui nous conte tous les détails de cette cérémonie qui sera télévisée, prévue ce samedi 17 avril à 15h au Château de Windsor. Le prince Philip avait lui-même « méticuleusement planifié son dernier voyage pendant 18 ans », rapporte le Daily Telegraph « y compris le Land Rover Defender construit sur mesure pour transporter son cercueil ». Le Times souligne de son côté, qu'en raison de la pandémie « la Reine a dû prendre des décisions difficiles pour réduire le nombre d'invités de 800 à 30 ». Le Premier ministre Boris Johnson a ainsi laissé sa place pour la famille. Et la presse de noter que tous les yeux seront braqués sur la réunion des « frères brouillés », comme les nomme le Daily Mail, Harry et William qui marcheront derrière le cercueil de leur grand-père, mais pas côte à côte. « Ils seront séparés par leur cousin Peter Philips. » Et voilà qui ajoute encore de la tristesse à cette « triste cérémonie », souligne la presse britannique .

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