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La place financière de l'UEMOA a mis les femmes à l'honneur à l'occasion du 8 mars

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La cloche que l'on fait sonner pour le début de chaque cotation à la BRVM, déplacée à l'occasion du 8 mars 2021.
La cloche que l'on fait sonner pour le début de chaque cotation à la BRVM, déplacée à l'occasion du 8 mars 2021. © Service presse de la BRVM

À l’occasion du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, les places boursières dans le monde ont fait sonner hier leurs cloches pour la promotion du genre, pour la septième année consécutive. Du côté de la place financière de l’Union économique et financière ouest-africaine basée à Abidjan, la BRVM (Bourse régionale des valeurs mobilières) se joint à l’initiative des Nations unies « Ring the Bell for Gender Equality » depuis 6 ans.

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La journée du 8 mars a été l’occasion pour la BRVM d’organiser une matinée d’échanges, avec des invités présents au siège d’Abidjan et d’autres en visioconférence. Une matinée présidée par Edoh Kossi Amenounve, le directeur général de la BRVM.

« L’Union économique et monétaire ouest-africaine compte de plus en plus d’entrepreneures, surtout dans la jeune génération. Par leurs talents, ces femmes portent haut les couleurs de l’entrepreneuriat féminin à travers leur contribution significative au développement économique des pays de notre sous-région », souligne Edoh Kossi Amenounve.

Quelques-unes de ces femmes ouest-africaines ont participé à la cérémonie de la BRVM, organisée en collaboration avec la représentation de l’ONU Femmes en Côte d’Ivoire. Les huit pays membres de l’UEMOA étaient presque tous représentés, chacun par deux entrepreneures. La PDG de Niger Lait – l’une des plus grandes sociétés de la filière aujourd’hui dans son pays – qu’elle a créée il y a 27 ans, Zeinabou Maidah a un message aux jeunes femmes qui se lancent dans l’entrepreneuriat.

« Mon cursus n’a jamais été un parcours simple. Je l’ai fait en toute humilité et en me disant que pour une entreprise et pour une industrie dirigée par une femme, chaque minute, chaque seconde est un défi. Il faut savoir que vous devez vous armer d’une éducation et d’un background, qui vous permettront aussi de forger vos valeurs – votre conviction de réussite, votre humilité, votre intégrité. Ça vous permet aussi de jauger vos points forts et vos points faibles. Cela aide à avoir confiance en soi », précise Zeinabou Maidah.

Selon la secrétaire exécutive de la CEA, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, Vera Songwe, la pandémie de Covid-19 et ses conséquences ont provoqué la résurgence des inégalités entre filles et garçons dès le plus jeune âge en Afrique. « Les écoles étant fermées à cause de la Covid-19, beaucoup de filles vont être forcées à se marier. Nous ne pouvons pas nous permettre que ces jeunes filles soient données en mariage précoce. Chaque jeune africaine qui n’est pas à l’école, c’est notre produit intérieur brut qui diminue », affirme Vera Songwe.

« Deuxièmement, la question de la sécurité de la femme partout sur notre continent : ce sont quelque part les hommes qui créent des conflits et ce sont les femmes qui en payent le prix. Il y a des femmes qui sont violées, il y a des femmes qui sont déplacées. » La santé, le bien-être ou encore la protection juridique de la femme doivent être des préoccupations permanentes selon la secrétaire exécutive de la CEA.

Du côté de l’égalité économique entre les genres, la bourse d’Abidjan vient de créer « Initiative des femmes de la BRVM ». Il s’agit d’un fonds d’investissement qui sera consacré à l’entrepreneuriat féminin. Woman Initiative Found sera doté de 10 millions de francs CFA chaque année.

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