Revue de presse internationale

À la Une: inquiétudes face aux «provocations» de la Russie à la frontière avec l'Ukraine

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Le président russe Vladimir Poutine le 22 mars 2021 à Moscou.
Le président russe Vladimir Poutine le 22 mars 2021 à Moscou. AP - Alexei Druzhinin

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« L'escalade du conflit ukrainien est explosive », titre le Frankfurter Rundschau, « 7 ans, presque jour pour jour, après le début de la guerre du Donbass, l'Ukraine et la Russie n'ont jamais semblé aussi près d'un conflit militaire à grande échelle », s'inquiète également Le Temps qui note que « depuis décembre, la trêve passée l'été dernier est constamment déchirée », tirs de snipers, bombardements, déploiements de troupes russes à la frontière, « Il semble que Moscou souhaite imposer un bras de fer à Kiev », commente le quotidien suisse « et un 1er test majeur à la nouvelle administration américaine ». Analyse partagée par le Guardian, pour qui « Moscou tient sans doute à montrer à l'administration Biden qu'elle reste une puissance redoutable ». « Et le message semble avoir été reçu », souligne encore le quotidien britannique « alors que le commandement américain pour l'Europe a relevé son niveau de menace, de crise possible à crise imminente potentielle », soit son niveau le plus élevé. « Personne ne devrait douter de la volonté du président russe d'achever ce qu'il a commencé en 2014 », prévient de son côté le Suddeutsche Zeitung, qui met en avant que « Poutine pourrait d'ailleurs juger que le moment est opportun, alors que le monde est en proie à la pandémie de Covid et que les pays de l'Union européenne ne sont préoccupés que par eux-mêmes ».

Poutine « s’autorise» à faire 2 mandats de plus

C'est ce que la presse russe appelle « la réduction à zéro des mandats présidentiels », comme le titre Kommersant. Un grand coup d'éponge donc sur ses mandats passés, « une réinitialisation » qui pourrait lui permettre de rester « au pouvoir jusqu'en 2036 », note le Guardian, dépassant ainsi les 29 ans de mandat de Joseph Staline et faisant de Poutine « le dirigeant de Moscou le plus ancien depuis l'Empire russe ». « Vladimir Poutine 68 ans n'a pas encore précisé s'il avait véritablement l'intention de faire ses 2 mandats supplémentaires », note Die Welt, alors que le Guardian fait de son côté remarquer « que Poutine a pris l'habitude de rester au pouvoir chaque fois qu'il aurait pu tirer sa révérence », et le quotidien britannique d'expliquer que « même si la nouvelle loi lui confère une immunité à vie contre les poursuites judiciaires », le Président russe n'a sans doute « toujours pas trouvé le moyen de transférer le pouvoir et de garantir que lui et sa famille resteraient en sécurité une fois retraités ».

La Corée du Nord renonce à participer aux JO de Tokyo

Il s'agit officiellement « de protéger nos athlètes de la crise sanitaire mondiale causée par un virus malveillant », comme le fait valoir un site gouvernemental nord-coréen. Une décision qui sonne comme une mauvaise nouvelle pour la diplomatie. « Elle anéantit les espoirs de renouer les relations avec la Corée du Sud et de relancer les négociations nucléaires », estime le Financial Times. Analyse partagée par le New York Times qui explique « que Séoul avait espéré que le JO de juillet prochain pourraient permettre aux délégués de haut niveau des 2 Corées de discuter des questions autres que sportives ». « Les JO d'hiver de 2018 en Corée du Sud avaient ainsi permis la reprise d'un dialogue entre les 2 pays et également avec les Etats Unis », note le quotidien américain qui souligne « que depuis l'arrêt des contacts en 2019, la pandémie a aggravé l'isolement diplomatique de la Corée du Nord et relancé les inquiétudes sur ses ambitions nucléaires ».

La Chine crée sa propre monnaie numérique

« Une 1ère pour une grand économie », titre le Wall Street Journal , qui explique « qu'il y a mille ans quand l'argent signifiait pièces de monnaie, la Chine avait inventé la monnaie papier » , et aujourd’hui poursuit le quotidien « le gouvernement chinois frappe de l'argent numérique ». « Un cyber yuan »,  qui devrait permettre à Pékin de suivre les dépenses en temps réel mais également de « disposer d'une monnaie qui ne soit pas lié au système financier mondial dominé par le dollar » . « La numérisation ne suffira pas à faire du yuan un rival du dollar dans les virements bancaires », estime le Wall Street Journal , mais permettra à la Chine de gagner du terrain en offrant « aux habitants des pays pauvres la possibilité de transférer de l'argent à l'échelle internationale, et permettra également d'atténuer la morsure des sanctions américaines contre les entreprises et les particuliers chinois ».

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